Nous prenons le bus (il faut bien goûter aussi à la circulation Italienne), direction St-Paul hors les murs. Nous parvenons bientôt devant l’immense basilique où St-Paul, plus digne d’être romain, a son tombeau. C’est grandiose, le temps est splendide.
Nous hésitons quelque temps devant les trois grandes portes. Celle du Jubilé n’est pas pour nous.
La luxueuse en bronze n’est pas ouverte. La plus modeste nous rappelle la vie de Pierre et Paul et nous accueille. L’intérieur est à la mesure de l’Apôtre. Plafond en caissons, médaillons des papes, tombeau de Paul : de quoi marquer les esprits.
Après cette visite, nous n’entendrons plus les lettres de St-Paul de la même manière. Nous repartons avec l’envie de relire les Actes des Apôtres, la curiosité aiguisée et des connexions qui se font tout naturellement, mais surtout avec une admiration renouvelée pour la personnalité de Paul.
Nous refranchissons les murs de la cité romaine et le centre historique nous dévoile encore quelques-unes de ses petites merveilles seulement accessibles au touriste romain piéton : quelques orangers et citronniers en plein cœur de la ville.
Rome a de quoi ravir tous nos sens, même l’odorat.
Par contre, le revers de la médaille pour le touriste romain piéton, c’est la foule et aujourd’hui c’est terrible.
Il fait très chaud et il semble bien que tous les touristes de Rome se soient donnés rendez-vous autour de la fontaine de Trévi.
Direction le Panthéon.
La magnifique coupole est "blindée" mais quand même aérée avec un oculus central de 9 m de diamètre ouvert sur le ciel.
La bruyante curiosité vaut le détour et surtout force le respect du fait de son grand âge.
Nous décidons de fuir quelque peu le centre, sa chaleur et tout ce monde.
Direction le Trastevere.
Avant de franchir le Tibre, nous parvenons au Campo Del Fiori avec son marché de fleurs puis devant l’ambassade de France au palais Farnèse (bien installés les Français !).
Le Tibre franchi par le Ponte Sisto, nous nous retrouvons dans un sympathique quartier coquet, avec de jolies couleurs, des petites ruelles et une ambiance tranquille. Nous nous dirigeons vers la piazza Santa Maria in Trastevere sans trop savoir si c’est l’église qui nous attire ou le rafraîchissant jus d’orange qu’on sert sur la place du même nom. Du coup, nous optons pour les deux et tout cela est fort agréable.
La Piazza Navona nous rappelle un peu Montmartre. Elle est vaste, aérée et remplie d’artistes.
Nous entrons dans l’église St-Agnès où se termine un concert. Nous en apprécions le dernier morceau.
Nous finissons par St-Louis des Français où nous avons juste le temps d’admirer les tableaux du Caravage sur la conversion de Mathieu avant de participer à la messe célébrée en Français par pas moins de 13 prêtres.
Nous quittons le quartier pour franchir à nouveau le Tibre et trouvons une bonne pizzeria pour terminer ce 3ième jour ensoleillé, rempli, urbain.
Que st-Ignace de Loyola me pardonne, je l’ai oublié mais je me rappelle très bien être entrée dans sa belle église. J’en garde un souvenir précis avec sa coupole en trompe l’œil et son plafond si magnifiquement peint (4 continents).
Rome a de quoi nous surprendre.