dimanche 5 mai 2013

Quitter Rome


Dès 8h30, il y a foule sur la place St-Pierre pour la messe de 10h. C’est la messe des confraternités, très colorée mais également très arrosée. C’est notre Pape François qui célèbre et c’est sur cette image que nous quittons Rome qui a aussi les moyens de nous émouvoir.

Il faut aller à Rome mais il faut savoir et accepter avant de partir que vous n'en reviendrez pas indemnes.



samedi 4 mai 2013

Le vatican


Rome nous fait perdre la notion du temps. Aujourd’hui, nous passerons une grande partie de la journée au Vatican.

Avant 10h, il y a déjà foule pour entrer dans la basilique St-Pierre. La place du même nom sous un grand soleil nous offre visuellement de quoi avancer sans s’ennuyer. Nous parvenons rapidement à l’entrée de la basilique que nous choisissons d'admirer d’abord d’en haut. Nous montons les 700 marches de la coupole. Une première halte nous fait atteindre un niveau intermédiaire mais déjà suffisamment haut pour réveiller mon vertige.

Nous montons encore et tout là-haut, c’est toute la ville de Rome que nous découvrons. Splendide !

Nous redescendons visiter l’immense basilique et toutes ses richesses. Marbre et mosaïques en font l’ordinaire.


L’après-midi, nous devons visiter les musées du Vatican et la chapelle Sixtine. Mon guide jubile : il a pris les billets sur internet (merci Mélina et Antoine) et de ce fait nous évitons la file d’environ 500 personnes. Nous entrons mais nous ne sommes pas seuls ! Heureusement notre audio-guide nous fournit les éléments nécessaires à la compréhension de la visite et la qualité du musée nous permet d'oublier la foule. Nous traversons des siècles d’histoire. Je suis séduite par les peintures de Raphaël.
Rome a de quoi nous émerveiller.
Le plafond de la chapelle Sixtine est bouleversant. Le génie de Michel-Ange s'exprime pleinement ici. Je suis profondément admirative du talent de tous ces artistes qui ont su mettre en images les textes bibliques dont ils avaient une connaissance parfaite. Ils interrogent nos propres représentations et nous montrent entre autres des liens possibles entre les scènes de l’ancien et du nouveau testament.
Il nous est interdit de faire des photos. On en trouve de très jolies sur le web.


Rome a les moyens de nous faire avancer dans la foi.
De cet endroit magnifique dont on ne peut s’extraire que par un gros effort de volonté, la densité de personnes est si importante que mon guide menace de se trouver mal.
Nous sommes épuisés de piétinement mais moins idiots qu’en entrant.

Nous apprenons que le Pape dit le chapelet à St-Marie Majeure. Dans notre grande naïveté, nous nous y rendons, ce qui nous permet d’emprunter le métro romain. Bien sûr, il est impossible d’entrer dans la basilique. Nous apercevons Francesco. Mais surtout, pendant une heure, nous assistons avec ravissement au spectacle improvisé donné par le service d’ordre du Pape. Les policiers romains fument pendant le service, parlent fort, téléphonent sans arrêt, mais se montrent plutôt détendus. De manière générale les romains rencontrés se sont révélés fort sympathiques, toujours souriants et prêts à nous renseigner dans un anglais approximatif (du coup on se comprend bien).

vendredi 3 mai 2013

Hors les murs et intra-muros


Nous prenons le bus (il faut bien goûter aussi à la circulation Italienne), direction St-Paul hors les murs. Nous parvenons bientôt devant l’immense basilique où St-Paul, plus digne d’être romain, a son tombeau. C’est grandiose, le temps est splendide.

Nous hésitons quelque temps devant les trois grandes portes. Celle du Jubilé n’est pas pour nous.

 La luxueuse en bronze n’est pas ouverte. La plus modeste nous rappelle la vie de Pierre et Paul et nous accueille. L’intérieur est à la mesure de l’Apôtre. Plafond en caissons, médaillons des papes, tombeau de Paul : de quoi marquer les esprits.
Après cette visite, nous n’entendrons plus les lettres de St-Paul de la même manière. Nous repartons avec l’envie de relire les Actes des Apôtres, la curiosité aiguisée et des connexions qui se font tout naturellement, mais surtout avec une admiration renouvelée pour la personnalité de Paul.
Nous refranchissons les murs de la cité romaine et le centre historique nous dévoile encore quelques-unes de ses petites merveilles seulement accessibles au touriste romain piéton : quelques orangers et citronniers en plein cœur de la ville.

Rome a de quoi ravir tous nos sens, même l’odorat.

Par contre, le revers de la médaille pour le touriste romain piéton, c’est la foule et aujourd’hui c’est terrible.
Il fait très chaud et il semble bien que tous les touristes de Rome se soient donnés rendez-vous autour de la fontaine de Trévi.


Direction le Panthéon.
La magnifique coupole est "blindée" mais quand même aérée avec un oculus central de 9 m de diamètre ouvert sur le ciel.

La bruyante curiosité vaut le détour et surtout force le respect du fait de son grand âge.
Nous décidons de fuir quelque peu le centre, sa chaleur et tout ce monde.
Direction le Trastevere.
Avant de franchir le Tibre, nous parvenons au Campo Del Fiori avec son marché de fleurs puis devant l’ambassade de France au palais Farnèse (bien installés les Français !).

Le Tibre franchi par le Ponte Sisto, nous nous retrouvons dans un sympathique quartier coquet, avec de jolies couleurs, des petites ruelles et une ambiance tranquille. Nous nous dirigeons vers la piazza Santa Maria in Trastevere sans trop savoir si c’est l’église qui nous attire ou le rafraîchissant jus d’orange qu’on sert sur la place du même nom. Du coup, nous optons pour les deux et tout cela est fort agréable.

La Piazza Navona nous rappelle un peu Montmartre. Elle est vaste, aérée et remplie d’artistes.

Nous entrons dans l’église St-Agnès où se termine un concert. Nous en apprécions le dernier morceau.
Nous finissons par St-Louis des Français où nous avons juste le temps d’admirer les tableaux du Caravage sur la conversion de Mathieu avant de participer à la messe célébrée en Français par pas moins de 13 prêtres.

Nous quittons le quartier pour franchir à nouveau le Tibre et trouvons une bonne pizzeria pour terminer ce 3ième jour ensoleillé, rempli, urbain.
Que st-Ignace de Loyola me pardonne, je l’ai oublié mais je me rappelle très bien être entrée dans sa belle église. J’en garde un souvenir précis avec sa coupole en trompe l’œil et son plafond si magnifiquement peint (4 continents).

Rome a de quoi nous surprendre.

jeudi 2 mai 2013

La Rome antique


Après un petit déjeuner copieux, nous partons plein centre. Notre objectif de la journée est la Rome antique:  le Colisée, les forums et le Mont Palatin, mais nous tombons d’abord sur l’imposant monument Victor Emmanuel.

Comment résister à l’envie de gravir les marches du monument du Père de la patrie Italienne ? Comment ne pas goûter le plaisir de regarder d’en haut tant de siècles d’histoire ? Rome a de quoi nous rendre humbles. Nos constructions modernes si grandes soient-elles ne laisseront probablement pas les mêmes traces.

Mais regarder, c’est bien, arpenter c’est mieux.
Nous commençons par le forum romain qui est un ancien lieu public où les Romains vivaient, déambulaient, faisaient du commerce et rendaient la justice. Ces ruines nous parlent d’un peuple somme toute assez organisé.

Nous avançons vers le plus romain et le plus touristique de tous les monuments : le Colisée. Quel colosse ! Et ces Romains, quels barbares ils faisaient à s’amuser de  combats et autres spectacles tous aussi violents les uns que les autres. Mais quels bâtisseurs de talent ils étaient pour que si longtemps après il nous reste encore une image aussi précise de ce monstre des réjouissances de la ville de Rome.

Puisque nous sommes partis dans les incontournables, nous visitons St-Jean de Latran. Les imposantes statues des 12 apôtres réaffirment la place de la culture chrétienne dans cette ville de Rome et montrent comment les cultures romaines et chrétiennes sont imbriquées l’une dans l’autre. Cela n’a probablement pas toujours été simple.

Le très joli baptistère attenant à la basilique est encore une petite merveille chargée d’histoire et superbement entretenue.


Comme on ne peut pas revenir de Rome sans être entrés dans St Marie Majeure (Santa Maria Maggiore), nous découvrons les scènes de l’ancien testament dans 36 tableaux de mosaïques ; encore un autre style un peu chargé à notre goût, comme si la ferveur se mesurait au nombre de tableaux ou à la brillance des dorures.
Rome à de quoi nous questionner.
Pour aujourd’hui, le périple s’arrête dans un petit restaurant près de la piazza Navonna, où un délicieux plat de pâtes nous redonne l’énergie d'envisager la suite.

mercredi 1 mai 2013

Partir à Rome

Pour s'oxygéner ou pour réaliser un rêve, pour prendre un peu de hauteur ou pour lâcher prise, chacun sa motivation, les bonnes raisons ne manquent pas. Alors, en route pour Rome.

Pour ceux pour qui prendre l'avion reste encore exceptionnel, le décollage est quand même un moment unique, particulier...
Puis ensuite, un vrai régal pour les yeux cette immensité nuageuse, blanche, vaporeuse, presque irréelle, cette ligne d'horizon presque parfaite et enfin cette lumière particulière du soleil qui se reflète dans les nuages. Le quotidien est déjà bien loin derrière nous.

Encore du blanc, mais cette fois-ci, ce sont les sommets enneigés des Alpes, non moins majestueux.
Puis déjà du bleu : la mer, et rapidement  nous sommes arrivés. Il est midi environ. Il nous faut rejoindre rapidement notre B&B car nous avons rendez-vous à la villa Borghèse à 15h.
Notre première visite est pour la galerie de la villa de Scipio Borghèse. Et là, le ton est donné, la peinture et la sculpture sont présentes partout en Italie.
Rome a de quoi nous cultiver, nous élever un tout petit peu. Nous écoutons, nous regardons, nous apprécions, nous découvrons.


Mais Rome a aussi les moyens de nous séduire : notre 1er coup de cœur est pour « Le Caravage » ; les Italiens du XVI siècle avaient déjà le sens de l’esthétique, le goût pour la beauté, les magnifiques statues du Bernin en témoignent.

2h1/2 de musée ont raison de notre attention; heureusement, la verdure des jardins de la villa nous oxygène l’esprit et nos pas nous guident tout naturellement vers la Piazza di Spagna. Mais avant, Santa Maria del Popolo nous ouvre ses portes : magnifique église ornée de deux très beaux tableaux du Caravage : la conversion de St-Paul et la crucifiement de St-Pierre, entre autres. Nous sommes sous le charme.
Bientôt, le prêtre arrive, c’est l’heure de la messe, nous restons, nous assistons. Tout se déroule comme chez nous, c’est en Italien, mais nous arrivons à suivre à peu près.
Rome sait nous accueillir.

Je suis mon guide favori qui ne lâche son plan qu’exceptionnellement, mais la déambulation dans les rues de Rome n’a rien d’ennuyeux. Des églises plus décorées les unes que les autres sont présentes dans toutes les rues. Il faut se montrer raisonnable pour ne pas toutes les visiter.
La journée se termine par un très bon repas dans un restaurant fort sympathique, El Gusto.
Nous rentrons sous la pluie malgré les 5 ou 6 vendeurs de parapluie qui nous ont accostés. Nous ne mettons pas 3 heures à nous endormir.