Rome nous fait perdre la notion du temps. Aujourd’hui, nous passerons une grande partie de la journée au Vatican.
Avant 10h, il y a déjà foule pour entrer dans la basilique St-Pierre. La place du même nom sous un grand soleil nous offre visuellement de quoi avancer sans s’ennuyer. Nous parvenons rapidement à l’entrée de la basilique que nous choisissons d'admirer d’abord d’en haut. Nous montons les 700 marches de la coupole. Une première halte nous fait atteindre un niveau intermédiaire mais déjà suffisamment haut pour réveiller mon vertige.
Nous montons encore et tout là-haut, c’est toute la ville de Rome que nous découvrons. Splendide !
Nous redescendons visiter l’immense basilique et toutes ses richesses. Marbre et mosaïques en font l’ordinaire.
L’après-midi, nous devons visiter les musées du Vatican et la chapelle Sixtine. Mon guide jubile : il a pris les billets sur internet (merci Mélina et Antoine) et de ce fait nous évitons la file d’environ 500 personnes. Nous entrons mais nous ne sommes pas seuls ! Heureusement notre audio-guide nous fournit les éléments nécessaires à la compréhension de la visite et la qualité du musée nous permet d'oublier la foule. Nous traversons des siècles d’histoire. Je suis séduite par les peintures de Raphaël.
Rome a de quoi nous émerveiller.
Le plafond de la chapelle Sixtine est bouleversant. Le génie de Michel-Ange s'exprime pleinement ici. Je suis profondément admirative du talent de tous ces artistes qui ont su mettre en images les textes bibliques dont ils avaient une connaissance parfaite. Ils interrogent nos propres représentations et nous montrent entre autres des liens possibles entre les scènes de l’ancien et du nouveau testament.
Il nous est interdit de faire des photos. On en trouve de très jolies sur le web.
Rome a les moyens de nous faire avancer dans la foi.
De cet endroit magnifique dont on ne peut s’extraire que par un gros effort de volonté, la densité de personnes est si importante que mon guide menace de se trouver mal.
Nous sommes épuisés de piétinement mais moins idiots qu’en entrant.
Nous apprenons que le Pape dit le chapelet à St-Marie Majeure. Dans notre grande naïveté, nous nous y rendons, ce qui nous permet d’emprunter le métro romain. Bien sûr, il est impossible d’entrer dans la basilique. Nous apercevons Francesco. Mais surtout, pendant une heure, nous assistons avec ravissement au spectacle improvisé donné par le service d’ordre du Pape. Les policiers romains fument pendant le service, parlent fort, téléphonent sans arrêt, mais se montrent plutôt détendus. De manière générale les romains rencontrés se sont révélés fort sympathiques, toujours souriants et prêts à nous renseigner dans un anglais approximatif (du coup on se comprend bien).

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